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09.08.2007

Une veille plus offensive ?

De retour après un gros rush de travail puis quelques jours de congés...

Et les affaires reprennent vite : Easybourse publie coup sur coup plusieurs interviews de personnalités du monde de l'intelligence économique, déjà repérées par Deanie, Frédéric et Tarik. Jean-Bernard Pinatel, président de la Fépie (fédération des professionnels de l'intelligence économique) et ancien président de Datops Consulting, est notamment interviewé ici.

Je trouve particulièrement pertinente L'interview de Nicolas Moinet, qui souligne l'importance de la théorie de l'agilité/paralysie stratégique, directement importée de la stratégie militaire... Cette théorie est couplée avec la boucle OODA (Observe - Orient - Decide - Act), qui a été développée par John Boyd et a profondément influencé tous les travaux liés à la veille stratégique en France...

Il y a quelques temps, j'avais rédigé un petit texte qui proposait des débuts de pistes pour rendre un processus de veille plus offensif, en citant notamment la boucle OODA. Ce texte était destiné à un projet de newsletter qui semble être en stand by (en coma avancé ?!?) pour le moment. Du coup, je profite de l'accalmie du mois d'août pour vous proposer ce texte en téléchargement. Il n'a pas d'autre prétention que d'être discuté et critiqué en vue d'amélioration. Si vous avez des commentaires, si vous voyez des erreurs ou des points litigieux, n'hésitez donc pas à m'en faire part !

Pour télécharger le document : Quelques pistes pour une veille plus offensive (document pdf)

Le début : "L’intelligence économique (IE) est souvent divisée en 4 grandes familles de pratiques : le knowledge management (la mise en valeur de l’information présente en interne pour gérer la connaissance de l’organisation), la veille stratégique, la sécurité de l’information et les stratégies d’influence [Bruté de Rémur, 2006]. Elle est également parfois subdivisée en fonction de l’information traitée (IE interne/IE externe) ou bien en fonction de la posture qu’elle adopte (IE défensive/IE offensive) [Delbecque, 2006].

Dans le cadre de cette dernière répartition, la veille stratégique, qui est définie dans le référentiel de formation en intelligence économique publié par le Haut Responsable à l’IE comme « un processus de recueil, d’exploitation et de diffusion de l’information publiée ou informelle » [HRIE, 2005] (voir également [Lesca, 2001 ; Baumard, 1991] pour d’autres définitions), apparaît souvent comme une composante de l’IE défensive. Le terme même de « veille » suggère une posture d’attente et de surveillance qui coïncide avec un rôle défensif d’une organisation. Il peut donc paraître incongru de parler de veille offensive. Cette acception de la veille comme un processus de surveillance de l’environnement de l’entreprise à partir d’axes de recherche prédéfinis par une analyse des besoins en information de l’organisation a même souvent été utilisée par bon nombre de praticiens pour faire par contraste la promotion d’un processus d’IE offensif et dynamique qui utilise l’information pour alimenter les processus de décision et les pratiques de management.

Pour autant, on peut s’interroger sur la façon dont les processus de veille menés actuellement au sein des entreprises pourraient être dynamisés pour en faire des démarches plus offensives (qui est « combatif, prompt à attaquer ou à riposter » selon le Trésor de la Langue Française) et plus adaptées à la complexité qui caractérise l’environnement des organisations."
A suivre ici...

Commentaires

Bonjour,
Merci d'avoir livré cette réflexion. Reste à trouver les moyens de mettre en oeuvre une veille offensive économiquement acceptable et à en évaluer le ROI...

Ecrit par : Joiakim | 30.08.2007

Merci pour votre commentaire. Vous avez raison, le ROI est essentiel, et ce n'est déjà pas évident de le mesurer dans le cadre d'une veille plus "classique"... Le fait de mettre plus de processus humain peut encore accentuer la difficulté à le mesurer.
Néanmoins je pense que mettre en place une approche telle que décrite dans le document peut à terme réduire les coûts des pratiques de veille...

Ecrit par : Nicolas | 07.09.2007